En 2026, l’intelligence artificielle (IA) transforme la formation professionnelle et le e-learning en automatisant le développement de modules pédagogiques, en personnalisant les parcours d’apprentissage et en facilitant l’expérience des formateurs. Ces évolutions redéfinissent les usages, les compétences requises et les enjeux dans le secteur de la formation.
Automatisation de la création de contenus pédagogiques
L’IA permet de générer automatiquement des modules de formation, notamment grâce aux générateurs de texte et de visuels fondés sur des modèles de type GPT. Cela facilite le travail des organismes de formation tout en soulevant des questions sur l’évolution du métier de formateur. Ces outils génèrent des ressources pédagogiques à partir de bases de données internes, d’intelligences collectives ou de contenus préexistants.
Selon une analyse de la FFP, cette automatisation constitue un levier d’accessibilité, de gain de temps et de créativité. Toutefois, elle nécessite un nouveau savoir-faire de sélection et de validation critique. La qualité du résultat dépend fortement de l’intention humaine, du cadrage initial et de l’esprit critique apportés par le formateur.
Personnalisation des parcours et rôle accru de l’humain
Les technologies IA permettent également de personnaliser les parcours d’apprentissage de façon plus fine. Elles peuvent adapter le contenu, le rythme et les modalités pédagogiques en fonction des besoins et objectifs de chaque apprenant. Cette évolution place l’humain au centre du processus, non seulement pour concevoir ces parcours, mais aussi pour accompagner les apprenants dans leurs interactions avec les contenus IA.
Comme le souligne une étude de la FFP, l’enjeu est d’intégrer ces outils dans une logique pédagogique maîtrisée. L’IA agit ici comme un soutien à la flexibilité, sans se substituer à l’accompagnement humain.
Évolution des compétences des formateurs et des concepteurs
Face à l’implantation de ces nouvelles technologies, les métiers de la formation évoluent. Les formateurs et ingénieurs pédagogiques doivent acquérir de nouvelles compétences, notamment liées à la maîtrise des IA génératives, à la structuration de prompts et à l’analyse critique des contenus générés.
Plutôt que d’être remplacés, les professionnels de la formation s’orientent vers des rôles de consultants pédagogiques, curateurs de contenu, ou encore intégrateurs de solutions IA. Cette mutation nécessite un accompagnement professionnel et des ressources adéquates, comme celles proposées par la synthèse réalisée par Medias Sociaux sur les usages actuels de l’IA en formation.
Applications concrètes et limites observées
Parmi les usages recensés, les professionnels utilisent l’IA pour générer des quiz, des résumés de documents, des contenus illustrés ou encore pour enrichir des modules existants. L’IA peut également simuler des situations professionnelles pour optimiser l’expérience apprenant. Ces pratiques nécessitent cependant une validation humaine rigoureuse.
Certaines limites apparaissent, notamment des risques de généralisation des contenus, des erreurs factuelles ou des biais issus des données d’entraînement. Une vigilance éthique et une régulation professionnelle apparaissent nécessaires pour encadrer ces pratiques.
Une transformation progressive des organisations
L’intégration de l’IA dans les structures de formation professionnelle s’opère de manière progressive. Des expérimentations sont menées dans certaines institutions, telles que les services formation de Pôle emploi et des Universités, visant à mieux organiser la gestion des ressources documentaires ou à appuyer l’accompagnement professionnel.
Les applications IA s’ancrent dans des contextes organisationnels hétérogènes, obligeant à repenser les processus, la collaboration entre métiers, ainsi que le pilotage de l’innovation pédagogique. Une enquête de Centre Inffo souligne l’importance d’un cadre de référence et d’un dialogue professionnel autour de ces transformations.