En 2026, les avancées en intelligence artificielle sont marquées par la sortie de grands modèles linguistiques et par des annonces de technologies en phase de test ou de lancement commercial. Les approches varient selon les acteurs, entre améliorations technologiques, promesses encore non réalisées et premières intégrations dans des produits réels.
Les nouveaux modèles linguistiques annoncés
Une des annonces majeures de 2026 concerne la sortie de GPT-4.5, présenté comme une version transitoire entre GPT-4 et GPT-5. Ce modèle, déjà déployé pour les abonnés ChatGPT Plus, repose sur une architecture mise à jour appelée GPT-4-turbo. OpenAI précise que cette déclinaison est plus rapide et moins coûteuse, bien que des détails techniques sur l’architecture exacte n’aient pas été communiqués. La confusion subsiste sur les différences entre GPT-4 classique et GPT-4-turbo, rendant difficile l’évaluation comparative.
Du côté des autres acteurs, le modèle Gemini 1.5 de Google DeepMind a été également annoncé. Les démonstrations suggèrent des capacités impressionnantes, notamment une mémoire contextuelle étendue jusqu’à 1 million de jetons. Toutefois, DeepMind précise que ces performances ne sont pas garanties et que le modèle reste en phase de test. À ce jour, Gemini 1.5 est uniquement disponible via une liste d’attente sur l’AI Studio et Vertex AI.
Vers une intégration élargie dans des plateformes
Les grands modèles commencent à être intégrés dans des interfaces accessibles au public. Dans le cas de GPT-4-turbo, cette intégration se fait dans ChatGPT via les modes « internet », « code interpréteur » et « vision » proposés aux abonnés. Il est aussi possible de créer des bots personnalisés (« GPTs ») via une interface simple. Ces usages reflètent une volonté de démocratiser l’accès aux capacités des grands modèles tout en restant dans des environnements contrôlés.
Cela dit, certaines fonctions restent expérimentales, comme la recherche web avec Bing dont la fréquence de mise à jour n’est pas précisée. De même, la fonction « mémoire » promise pour mi-2024 par OpenAI illustre une dynamique d’annonces anticipées par rapport au déploiement réel.
Les limites et incertitudes autour des annonces
De nombreuses annonces de 2026 s’accompagnent d’une incertitude. OpenAI n’a pas précisé si GPT-4-turbo équivaut à GPT-4 ou à un nouveau modèle, mais note qu’il est « plus rapide et moins cher ». En parallèle, l’accès à GPT-4-turbo dans l’API payante peut ne pas refléter systématiquement la version publique utilisée dans l’interface ChatGPT.
Chez Google, l’article annonçant Gemini 1.5 indique des performances « démontrées » sur des contextes longs, tout en précisant que ces résultats ne sont ni assurés ni généralisables. Cet usage d’expressions prudentes montre que la communication en 2026 reste marquée par une stratégie d’annonce, parfois avant confirmation technique complète.
Ralentissement des promesses initiales
Bien que GPT-5 soit attendu, aucun lancement officiel n’a eu lieu en 2026, selon une interview de Sam Altman. Le PDG d’OpenAI confirme que GPT-5 est en développement, mais que sa sortie dépendra d’un niveau de qualité jugé suffisant. Cette prudence contraste avec les cycles accélérés de lancement des modèles en 2023 et 2024.
Cette évolution témoigne d’un ralentissement relatif dans la course à la nouveauté immédiate au profit d’améliorations incrémentales et d’intégrations progressives dans des outils concrets.